A l’heure ou Paris se lèvera dans 1/2h si l’on ne tient pas compte du décalage horaire et où me départ se rapproche à grand pas, à tel point que l’idée de dormir 2h avant de prendre mon bus paraît plus dangereuse qu’autre chose, n’ayant pour tenir le coup qu’un ordinateur, de la bière et du pisco, je me décide a remplir un blog quelque peu délaissé durant ces derniers jours, trop occupé que j’étais par la découverte du continent sud américain et de pes5…
Un rapide résumé de mes derniers jours nécessiterait d’évoquer de nombreuses heures de bus (7 nuits, probablement une centaine d’heures, durant lesquelles, sans autre ressources que des feuilles et du papier, j’ai eu l’occasion de découvrir l’étendue de ma créativité, en passant quelques heures pour tenter de retrouver les 50 Etats américains, les départements français, les pays de l’ONU, tous les prénoms possibles et tant de chose encore qui dorment dans les crânes de jardiniers joviaux, urbains urbanistes et autres pensifs penseurs), le concert de Manu Chao, un séjour mystique a Cordoba (3 églises, un couvent un monastère et une crypte, de quoi effectuer un retour sur soi très spirituel), un séjour nettement moins mystique à Arica (4 nuits, 4 aubes, peu de matinées et d’après midi, quelques bières, quelques cafe con Pierna), puis re-purification au Perou aux abords du Machu Pichu (séjour non alcoolique qui s’est revélé être un échec par la faute d’ Happy Hours très spéciaux, puisque fonctionnant toute la journée et offrant 3 verres pour un seul acheté, on trouve difficilement plus traître comme système), un retour a Arica puis a Valparaiso, de bons repas, beaucoup de soleil (il paraît qu’il a neigé en Suède par contre), le visionnage de Matriix 2 et Miss Detective 2 cinq fois dans un bus (d’où les Etats américains, etc) l’oubli d’un sac a dos a Mendoza (d’où les deux semaines suivantes en tongs, ici ça passe en tant que touriste heureux de montrer ses pieds blancs, en Suède ça risque de paraître inadéquat, voire fat et prétentieux), et surtout du bonheur, des rencontres, des cris, des rires, de la joie, la tristesse de partir, le bonheur de rentrer, un condensé d’émotions pourrait-on dire !
Comme Anna-Livia (qui, après avoir appelé son futur maître de stage a 3h30 du matin, fait désormais le ménage) me réclame un dédicace, je vous recommande son adresse pour vous faire inviter à manger, c’est excellent, par contre les critiques ou remarques laissant subodorer que les choses eurent pu être mieux sont déconseillées, à moins d’être près à l’entendre s’excuser une quinzaine de fois dans la minute suivante…
Sur ce, Santiago, Barcelone, Charleroi et Stockholm m’attendent, ainsi que l’espoir de retrouver sac a dos, chaussures et lentilles à Santiago, et Romain qui doit être impatient que je le réveille pour qu’il me balance ses clefs en m’insultant, suerte !
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